lundi, septembre 14, 2009

Réflexions écologiques: mode de vie

Dans le cadre de mon projet de web-documentaire à l’étude à l’ONF, je partage ici mes réflexions à propos d’enjeux écologiques.

J’ai grandit en banlieue en détestant ce mode de vie, que je sentais déconnecté de deux éléments essentiels: la communauté de proximité et la nature. Adulte, j’ai choisi de vivre en ville pour des raisons pratiques et émotives: j’y ai étudié, j’y ai trouvé mes communautés d’intérêts, et j’y travaille. Et je suis une amoureuse de Montréal, pour son effervenscence stimulante, sa convivialité et son mode de vie. Par un concours de circonstance, la vie m’a temporairement ramené vers les banlieues il y a quelques années. Ce pénible apparté fut pour moi un grand révélateur: j’ai compris toute l’absurdité de ce mode de vie voué à l’échec à plus ou moins long terme avec une banlieue axée sur la voiture. Les longues files d’attentes dans des bouchons de circulation (que ce soit pour se rendre en ville ou à la gare de train!), la dictature de la voiture, le béton prédominent, les maisons énergivores, l’individualisme flagrant, un anonyma latent (présent aussi en ville selon les quartiers), une uniformité préfabriquée, des magasins grande surface et sans visage où il faut absoluement une voiture pour s’y rendre. Je me suis posée sérieusement la question: la banlieue peut-être être transformée pour devenir plus écologique? C’est certain! Pour y parvenir, c’est son urbanisme qu’il faut revoir.

Le mode de vie en ville est plus écologique car les déplacements en transport en commun, en vélo ou à pied son sollicités et facilités. En ville, le vélo va plus vite que la voiture. D’ailleurs, plusieurs études prouvent qu’en ville les gens sont plus actifs et en meilleure santé physique. L’accès à une alimentation saine et écologiquement viable est plus grand. Il est plus facile d’avoir accès à la nature à Montréal qu’en banlieue! Des vastes parcs aménagés sont à quelques minutes de marche, les systèmes de location des équipements sportifs sont bien organisés et abordables.

Mais il existe dans le monde des exemples de banlieues sans voitures où la présence de petits commerces à proximité et l’accessibilité aux transports en commun ont contribué à ramené un mode de vie écologique dans ces nouvelles banlieues. La véritable piste est de revenir à des villages, à plus petite échelle, où des emplois locaux répondent naturellement aux besoin des citoyens à proximité en offrant des biens et des services à échelle humaine.

Des véritables solutions existent même en ville, où des urbanistes et architechtes planchent sur divers projets novateurs. À quoi ressemblera la ville du futur? Examinons le vertical farming (ferme verticale), l’agriculture sur les toîts, les toîts verts, les immeubles entièrement végétalisées, l’architechture organique et les Earthships. Ces solutions sont mise en place partout sur la planète, et il est bon de les observer de plus près, en commencant par le Québec où plusieurs initiatives permettent un espoir.

Voici un lien vers un billet que j’ai écrit en 2006 sur le sujet, avec vos commentaires

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