Réflexion à l’heure de Copenhague

Afin de s’attaquer aux changements climatiques, il faut faire un pas important vers le développement durable. Et comme l’explique bien Ray C. Anderson dans son très pertinent bouquin Confessions of a Radical Industrialist, la première étape à franchir pour franchir ce pas vers le développement durable, c’est de s’attaquer aux déchets!

La solution au grave problème écologique des déchets que l’humain produit ne réside pas dans le traitement adéquat des déchets. C’est seulement remettre la résolution du problème à plus tard. C’est une excellente idée d’améliorer nos processus de recyclage, mais le problème se pose avant. Il est dans la nature même de nos systèmes, et maintenant dans notre identitée contemporaine (le problème n’est pas seulement occidental, il est mondial): la surconsommation. Cette attitude rime avec bonheur, liberté et rêve américain. Sans jetter le bébé avec l’eau du bain, il faut se pencher sérieusement sur la structure conditionnelle à cette surconsommation destructrice.

Un équilibre doit être trouvé entre l’écologie, le social et l’économique. Ces piliers du développement durable sont probablement la clef du nouvel équilibre social et politique à atteindre pour trouver des solutions aux diverses crises écologiques (et économiques) auxquelles nous faisons face: changements climatiques, disparition des espèces et surpopulation.

Par ailleurs, la nature même de nos valeurs entraîne toujours une plus grande croissance. Par ailleurs, les ressources sur lesquelles sont basées cette croissances ont une finalité (l’eau, le pétrole, les minerais, l’air). Ces ressources ne sont pas inépuisables. Elles sont d’ailleurs très fatiguées, nos ressources. Et leur fragile équilibre est gravement en péril. Donc, exit les solutions à court terme pour palier au bobo. C’est une vision globale qu’il faut avoir, afin d’éviter notre perte.

Il faut prendre les « externalités » en compte: les ressources naturelles doivent entrer dans le compte. Puisque c’est en terme économiques que la socitété évalue les éléments en jeu, devrions-nous mettre un prix (une valeur) à ce que la nature « donne ». Rien n’est gratuit, se plaisait à me répéter ma mère. Dans le monde de demain, cette boutade sera tristement vraie, si nous parvenons à sauver le capitalisme.

Mais est-ce réellement souhaitable? Existe-il d’autres solutions? Un autre système, qui ne serait ni du communisme, ni du socialisme? Ces systèmes politiques ont aussi échoués, là où le capitalisme a partiellement réussi. Selon moi, une partie de la clef provient d’une meilleure communication entre humains, à travers les réseaux, et sans intermédiaires. Comprendre les situations des diverses populations, avec la proximité et l’empathie de l’amitié, peuvent fournir un début de solution.

Le facteur économique est capital, je ne jouerais pas à l’utopiste remplie d’illusion. Mais des armées d’économistes s’entendent maintenant pour dire que le facteur écologique ne peut plus être ignoré. Je suivrai avec intérêt le déroulement des négociations qui débutent aujourd’hui à Copenhague pour la négociation d’un traité sur le climat.

Je vous recommande la lecture du très éclairant Hervé Kempf: Pour sauver la planète, sortez du capitalisme.

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