Hier je présentais mon projet au comité de programme de l’ONF. À ma grande joie, Detritus a été accepté. Nous passons donc à l’étape officielle du développement. Nous préparons donc un pilote pour cet hiver. Enfin, vous verez des images vidéos et des personnages présentés dans des tableaux interactifs sur le web. J’ai très hâte d’entendre les commentaires de mes producteurs, mais ce qui intéresse l’ONF est le côté spirituel et personnel du projet. Détritus ne doit pas viser trop large, mais se consacrer à l’essentiel: la conscience écologique. J’aime beaucoup cet angle. Il me ressemble. Les déchets sont un vaste problème, et c’est un danger de se perdre dans des considérations trop larges. Aller à l’essentiel, c’est mon objectif.

Pour illustrer ce qui est essentiel, imaginez un instant que la conscience écologique de Stephen Harper naisse soudainement, un tout petit peu. L’impact pourrait être énorme. Un simple déclic. Mais l’aveuglement de l’argent et du pouvoir des pétrolières l’empêchent d’avoir accès à cet éveil. La paranoïa aussi, je pense. Il imagine que les écologistes sont une armée secrète contrôlée par des groupes de gauche. Mais les enjeux écologiques dépassent les considérations partisanes. La position Européenne à Copenhague le prouve. Les centaines de scientifiques au discours clair, en provenance de tous horizons, prouvent aussi l’unilatérale urgence de la situation environnementale planétaire. Mais cela ne convainc pas notre Premier Ministre. Pour être honnête, je doute qu’un projet documentaire, aussi réussi fut-il, puisse changer cette position. Même des centaines de projets concertés. Mais je suis utopiste. Je fais d’abord ce projet pour aider les gens déjà sensibles au problèmes écologiques, mais qui veulent faire les bons choix pour agir. Et être plus conscients.

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