Les idées et les grands changements arrivent souvent en divers foyers sur la planète, au même moment. Ce concept de sphère de la pensée commune est la noosphère, tel que décrit par le philosophe Vernadski, et popularisé par Teilhard de Chardin. Hier soir, alors que je rentrais de l’éclairante conférence de Pierre Rabhi, où il parlait de l’ugence de changer de paradigme pour sauver la planète, j’ai eu une idée très claire. Foudroyante et très forte, d’une cruelle évidence: il faut faire une Déclaration Universelle des Droits de la Terre. Je me suis dis que cette idée était si pertinente qu’elle devait sans doute déjà exister, ou être en préparation. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que c’est le 24 avril (il y a 5 jours à peine) que le président Bolivien Evo Morales faisait cette déclaration afin de lancer un mouvement international pour la défense de la terre. Logique.  Il faut que cette idée fasse son chemin, sans rester prisonière de tiraillements politiques.

Lisez aussi cet article à propos de La Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les Droits de la Terre Mère qui prenait fin le 22 avril 2010 à Cochabamba en Colombie, où le président Bolivien a évoqué la nécessité d’une telle charte. Les bases d’une Déclaration Universelle des Droits de la Terre sont donc jettées, et il faudra travailler fort pour y arriver. On compte ramener cet important objectif lors du Sommet de Cancun en 2011 (suite à l’échec de Copenhague). Après tout, il a bien fallu 2000 ans pour en venir à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. On est maintenant mûr pour aussi protéger notre planète et toute la vie qu’elle abrite.

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