Je suis en colère. Même dans ma propre maison, encore tellement de chemin à faire. Parti avec de série de solides moules en aluminium réutilisables dans lesquels il apportait un dessert, l’ado a décidé de les mettre au recyclage. Ce qui veut probablement dire à la poubelle. Même dans ma propre maison, les ados qui vivent avec moi ne font qu’une bien faible action pour protéger l’environnement, et leur conscience est bien mince. Je martèle pourtant sans relâche un discours écologique par rapport aux déchets, et à une multitude de problèmes. La réaction des ados chez moi, ou leur manque d’ation, est simplement une négligence doublée d’une insouciance pure. Je n’ai plus aucune patience, à cause d’un ensemble de facteurs. Je sais bien que la colère ne peut rien apporter de bon, que c’est de l’énergie perdue. Mais je préfère la colère à un sentiment d’impuissance ou de tristesse. Mon manque de courage serait beaucoup plus grave que toutes les colères orageuses du monde.

Pourquoi me mettre en colère? Parce ce que ces moules en aluminums ont nécessité une ressource précieuse, qui a été extirpé d’une mine, transformé, transporté, emaballé, transporté vers un magasin où je l’ai achetté, puis transporté vers chez moi. Nous l’avons utlilisé, puis, le moule a pris de nouveau le chemin d’une usine pour une nouvelle transformation. Ou pire, dans un site d’enfouissement, où il se dégradera très très très lentement, en intoxiquant les sols et la nappe phréatique. Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’énergie et d’argent perdu, complètement inutilement. Et un coup sur l’environnement, en ressources puisées et perdues, et espace naturel grugé, violé, dévasté.

Voilà pourquoi tant de colère. Car toutes mes tentatives de sensibilisation semblent vaines, même dans ma propre maison.

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