Je répète toujours que le recyclage n’est pas la solution, c’est un moindre mal. Nous consommons des tonnes de produits suremballés, mais il faut à tout le moins recycler les emballages plastiques et cartonnés dont la valeur est complètement perdue envoyée à l’enfouissement ou à l’incinérateur. Dans la réalité, plus de la moitié de ces matières potentiellement recyclables (papiers, plastiques) sont tout de même enfouies. Pourquoi une telle abbhération? C’est tout d’abord un manque de volonté, volonté politique, volonté individuelle. Si des politiques officielles prônent le recyclage, les incitatifs au quotidien (ou les méthode coercives, telles des contraventions) jouent pour très peu. Plusieurs commerces de Montréal ne font pas de recyclage. Une des raisons invoquées, et pratique, est l’incohérence des horaires de collecte. Un commerçant doit mettre son recyclage avant 8h00 am, mais il n’arrive à son commerce qu’à l’ouverture, à 10h00. Il est interdit, pour des raisons de réglementation municipale, de mettre son recyclage la veille au bord du chemin. Ce manque de volonté et ces incohérences doivent être corrigés, mais on doit mettre l’énergie pour résoudre le problème. Les commerces attendent que la ville bouge, et la ville ignore plus ou moins le problème, plus ou moins volontairement. Politiques molles, volonté citoyenne pas assez forte. Mais à terme, qui paiera le coût écologique, et économique, de ce non-sens? Ce sont les citoyens, collectivement, qui écoperont. Par des sites d’enfouissements énormes, remplis de matières recyclables qui se tranforment plutôt en un bouillon toxique informe qui prendra des milliers d’années à se dégrader en polluant le sol, l’air et l’eau.

Publicités