Archives de la catégorie Conscience écologique

Pour faire changer les choses, il faut savoir toucher les gens. Le mouvement écolo devrait s’en inspirer davantage. Mais toucher les gens signifie aller dans leurs zones, sonder leurs intérêts et voir leur point de vue. Les cris, les larmes et la colère n’y changeront rien.

Steve Jobs l’a compris.

On peut se demander si des projets artistiques peuvent arriver à faire réfléchir et changer des gens qui ne bougent pas. Un hotel de fait de déchets fut construit l’été dernier à Rome. Une fois sensibilisés, c’est toujours la question de comment faire changer les choses, par quoi commencer? Pas facile de suggérer de cesser de gaspiller, quand toute la société scande à grands cris de consommer à outrance…

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Encore une fois, SWAP organise un événement d’échange de vêtements. À ne pas manquer pour la rentrée d’automne!

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Entrevue à Radio-Canada avec Pascal Beauchesne et Frank Escoubès qui parlent d’innovation sociale

Vous vous demandez d’où vient ce que vous consommez? Vous vous demandez où va ce que vous consommez? Vous devriez… c’est fascinant! Vincent le canneux l’a fait pour nous, avec beaucoup d’humour et des petites images:

Découvrez le parcours de la boîte de conserve ici sur son blogue

* Merci à Amélie pour cette trouvaille!

Un fort courant de déconsommation [‘unconsomption’] est en vogue partout dans le monde (même aux USA!). Plusieurs blogues racontent une volonté ferme de freiner la consommation. À commencer par le célèbre AdBusters qui milite depuis des années. Dernièrement, on voit plusieurs projets qui prônent la simplicité volontaire, sauce trendy et branchée. Dave se donne le défi de ne posséder que 100 objets! Enfin, arrive une façon vendeuse de prôner des valeurs écologiques, de rendre accessible un courant idéologique qui était nécessaire pour stoper la satanée surconsommation. Comme dit mon amie Christine à propos de projets de changement de mentalités: ‘it has to be fun, easy and popular!’. La sobriété est la nouvelle mode, et c’est bien, ça ne se démode pas! Le blogue de Unconsomption le prouve. Aujourd’hui même, BoingBoing mentionnait le cas de Kelly Sutton, ce type qui vit de façon minimaliste et qui a décidé d’utiliser Internet pour se défaire de certains biens.

Article dans Libération: ‘Vivre avec 100 objets’

Article dans le New-York Times: But Will It Make You Happy?

Est-ce la conséquence de la crise économique? Est-ce la consicence des enjeux écologiques? Est-ce un constat d’injustice sociale entre les classes qui pousse à une nouvelle modération? Je pense que c’est l’ensemble de ces éléments. Mais la sauce prend, c’est l’important. Va falloir être fort, parce que la machine des billets verts est une arme sans merci. Et si le système se rendait compte que c’est plus payer d’être économe?

J’ai fait des entrevues en France dans le cadre du projet. Et Hervé Kempf a retourné les rôles pour me poser des questions. Voici l’entrevue sur son site: http://www.reporterre.net/

Je suis en colère. Même dans ma propre maison, encore tellement de chemin à faire. Parti avec de série de solides moules en aluminium réutilisables dans lesquels il apportait un dessert, l’ado a décidé de les mettre au recyclage. Ce qui veut probablement dire à la poubelle. Même dans ma propre maison, les ados qui vivent avec moi ne font qu’une bien faible action pour protéger l’environnement, et leur conscience est bien mince. Je martèle pourtant sans relâche un discours écologique par rapport aux déchets, et à une multitude de problèmes. La réaction des ados chez moi, ou leur manque d’ation, est simplement une négligence doublée d’une insouciance pure. Je n’ai plus aucune patience, à cause d’un ensemble de facteurs. Je sais bien que la colère ne peut rien apporter de bon, que c’est de l’énergie perdue. Mais je préfère la colère à un sentiment d’impuissance ou de tristesse. Mon manque de courage serait beaucoup plus grave que toutes les colères orageuses du monde.

Pourquoi me mettre en colère? Parce ce que ces moules en aluminums ont nécessité une ressource précieuse, qui a été extirpé d’une mine, transformé, transporté, emaballé, transporté vers un magasin où je l’ai achetté, puis transporté vers chez moi. Nous l’avons utlilisé, puis, le moule a pris de nouveau le chemin d’une usine pour une nouvelle transformation. Ou pire, dans un site d’enfouissement, où il se dégradera très très très lentement, en intoxiquant les sols et la nappe phréatique. Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’énergie et d’argent perdu, complètement inutilement. Et un coup sur l’environnement, en ressources puisées et perdues, et espace naturel grugé, violé, dévasté.

Voilà pourquoi tant de colère. Car toutes mes tentatives de sensibilisation semblent vaines, même dans ma propre maison.