Un fort courant de déconsommation [‘unconsomption’] est en vogue partout dans le monde (même aux USA!). Plusieurs blogues racontent une volonté ferme de freiner la consommation. À commencer par le célèbre AdBusters qui milite depuis des années. Dernièrement, on voit plusieurs projets qui prônent la simplicité volontaire, sauce trendy et branchée. Dave se donne le défi de ne posséder que 100 objets! Enfin, arrive une façon vendeuse de prôner des valeurs écologiques, de rendre accessible un courant idéologique qui était nécessaire pour stoper la satanée surconsommation. Comme dit mon amie Christine à propos de projets de changement de mentalités: ‘it has to be fun, easy and popular!’. La sobriété est la nouvelle mode, et c’est bien, ça ne se démode pas! Le blogue de Unconsomption le prouve. Aujourd’hui même, BoingBoing mentionnait le cas de Kelly Sutton, ce type qui vit de façon minimaliste et qui a décidé d’utiliser Internet pour se défaire de certains biens.

Article dans Libération: ‘Vivre avec 100 objets’

Article dans le New-York Times: But Will It Make You Happy?

Est-ce la conséquence de la crise économique? Est-ce la consicence des enjeux écologiques? Est-ce un constat d’injustice sociale entre les classes qui pousse à une nouvelle modération? Je pense que c’est l’ensemble de ces éléments. Mais la sauce prend, c’est l’important. Va falloir être fort, parce que la machine des billets verts est une arme sans merci. Et si le système se rendait compte que c’est plus payer d’être économe?

Publicités

J’ai fait des entrevues en France dans le cadre du projet. Et Hervé Kempf a retourné les rôles pour me poser des questions. Voici l’entrevue sur son site: http://www.reporterre.net/

Voilà ce que Chris Jordan a trouvé dans la carcasse d’un albatros. Du plastique. Here is what Chris Jordan found in a dead albatros. Plastic.

Certaines solutions technologiques tentent de résorber le problème, tel que Ecopure. Mais la technologie n’est qu’une réponse partielle face à l’ampleur de la crise. Il faut changer nos mentalités.

Je suis tombée sur le projet fou de Taina, une dynamique jeune femme de Vancouver, qui a décidé de vivre un an sans plastique. Très gros défi, qui a pour impact de considérablement réduire ses déchets. Elle est fascinante, et son blogue se lit comme un roman. Overconsumption of plastic http://plasticmanners.wordpress.com/

Shoreline plastic pollution

Puisqu’il faut un point de départ, et qu’on part parfois de très loin, pour parler aux enfants, pour faire un message amusant et extrêmement accessible et populaire. Mon amie Annie-France m’en a parlé hier, ses petits garçons adorent!

Have a look at this WikiHow entry. A reminder for tricks and tips to avoid creating waste.

 » Landfills are expanding every day. Between 1960 and 1990, trash production has doubled, and since then remains at about 4.5 pounds per person per day[1][2]. Despite a growing push to recycle and reuse, we must try to correct not the symptoms but the disease, and to do that, we should all reduce. Consuming intelligently and putting pressure on companies to use biodegradable and recyclable material without over-wrapping their products is part of the solution. The other part is using less in the first place. Here are some things you can do right now. » WikiHow

http://www.wikihow.com/Avoid-Creating-Trash

I just discovered http://neighborgoods.net/

You can share and exchange goods with your neighbours. I hope the project will extend to Canada. I am shure it would work well here.

*

Quelle idée simple, géniale et efficace. On revient au côté pratique, aux valeurs d’échange pratique d’antan, mais avec la twist 2.o. Un site qui permet de facilement échanger, emprunter, prêter, partager, donner ou vendre des choses pratiques à vos voisins.

Pour l’instant, le projet fonctionne aux États-Unis seulement. http://neighborgoods.net/

Je répète toujours que le recyclage n’est pas la solution, c’est un moindre mal. Nous consommons des tonnes de produits suremballés, mais il faut à tout le moins recycler les emballages plastiques et cartonnés dont la valeur est complètement perdue envoyée à l’enfouissement ou à l’incinérateur. Dans la réalité, plus de la moitié de ces matières potentiellement recyclables (papiers, plastiques) sont tout de même enfouies. Pourquoi une telle abbhération? C’est tout d’abord un manque de volonté, volonté politique, volonté individuelle. Si des politiques officielles prônent le recyclage, les incitatifs au quotidien (ou les méthode coercives, telles des contraventions) jouent pour très peu. Plusieurs commerces de Montréal ne font pas de recyclage. Une des raisons invoquées, et pratique, est l’incohérence des horaires de collecte. Un commerçant doit mettre son recyclage avant 8h00 am, mais il n’arrive à son commerce qu’à l’ouverture, à 10h00. Il est interdit, pour des raisons de réglementation municipale, de mettre son recyclage la veille au bord du chemin. Ce manque de volonté et ces incohérences doivent être corrigés, mais on doit mettre l’énergie pour résoudre le problème. Les commerces attendent que la ville bouge, et la ville ignore plus ou moins le problème, plus ou moins volontairement. Politiques molles, volonté citoyenne pas assez forte. Mais à terme, qui paiera le coût écologique, et économique, de ce non-sens? Ce sont les citoyens, collectivement, qui écoperont. Par des sites d’enfouissements énormes, remplis de matières recyclables qui se tranforment plutôt en un bouillon toxique informe qui prendra des milliers d’années à se dégrader en polluant le sol, l’air et l’eau.