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Je suis tombée sur ce vidéo qui relate le travail d’un scientifique japonais qui fait de la ‘viande’ à partir d’excréments humains. Il me semble qu’il existe des milliers de solutions avant de faire un tel projet farfelu (ou répugnant, c’est selon). Mais bon, lui, il l’a fait, et il y a gouté, pour vrai.

Je suis tombée sur cet ouvrage d’un philosophe français, François Dagognet

François Dagognet - DES DETRITUS, DES DECHETS, DE L'ABJECT. Une philosophie écologique

Dans mes recherches, je tombe très souvent sur des penseurs et visionnaires américains. J’aimerais bien varier mes sources. Je cherche des francophones, mais j’aimerais bien voir au-delà…

C’est normal que ces négociations soient ardues au sommet de Copenhague. Chacun arrive avec son agenda et ses priorité, et le consensus est presque impossible à atteindre. Mais le simple fait de se réunir, et de mobiliser l’attention mondiale autours du problème du réchauffement climatique, c’est un bon point de départ. Devant l’urgence de la situation, ce sont les initiatives locales qui feront la différence. Le gouverneur de la Californie a vivement souhaité faire une rencontre avec les élus locaux (Premiers ministres de provinces, représentants d’états et maires). C’est une très belle idée, qui pourrait toucher le citoyen, car elle prend racine dans une gouvernance plus proche de nous, et très concrète. Pour une fois que nos maires discuteraient d’autre chose que de rues défoncées, de scandale de financement et de festivals… Il faudrait bien commencer par donner des actions à toutes ces belles idées qui démontrent que la conscience écologique progresse à grande échelle. Il faudrait donner des solutions concrètes aux citoyens et aux entreprises afin de réduire leur production de GES. Et beaucoup de ces solutions sont abordables et accessibles. À commencer par la réduction des déchets! Composter, est un excellent début. Mais pas de n’importe quelle façon. Le compostage à grande échelle n’est pas la solution idéale. Les stratégies locales et de moyenne envergure sont les meilleures.

Noël est tristement devenu la fête de la surconsommation. Mais plusieurs personnes tentent de trouver des solutions pour réduire le nombre de déchet qu’engendre cette période de l’année. Chaque année, Noël est un moment où mes valeurs écologistes sont confrontées aux fêtes populaires où la vaisselle jetable, les cossins inutiles et le papier d’emballage prends tristement le chemin de la poubelle, sans parler de la surabondance de la nourriture qui se retrouve aussi au dépotoir. Mais plusieurs personnes font de réels efforts pour acheter moins de cadeaux, ou trouvent des alternatives. Cette année, nous avons décidé d’offrir des cadeaux fabriqués pour l’échange de cadeau des adultes: biscuits, chocolats, savons, chandelles. En plus d’être créatif et personnel, un cadeau fabriqué qui se mange fait la joie des gourmands. Beaucoup de personnes optent aussi pour des certificats cadeaux, des spectacles, de la musique. Je ne peux révéler ici ce que nous offrons aux enfants (si jamais ils lisaient ces lignes…), mais ce ne sera pas des objets. Ils en profiteront longtemps. Indice… -Je vous révèle ce que c’est dès le 25 décembre passé, promis!-

Réflexion à l’heure de Copenhague

Afin de s’attaquer aux changements climatiques, il faut faire un pas important vers le développement durable. Et comme l’explique bien Ray C. Anderson dans son très pertinent bouquin Confessions of a Radical Industrialist, la première étape à franchir pour franchir ce pas vers le développement durable, c’est de s’attaquer aux déchets!

La solution au grave problème écologique des déchets que l’humain produit ne réside pas dans le traitement adéquat des déchets. C’est seulement remettre la résolution du problème à plus tard. C’est une excellente idée d’améliorer nos processus de recyclage, mais le problème se pose avant. Il est dans la nature même de nos systèmes, et maintenant dans notre identitée contemporaine (le problème n’est pas seulement occidental, il est mondial): la surconsommation. Cette attitude rime avec bonheur, liberté et rêve américain. Sans jetter le bébé avec l’eau du bain, il faut se pencher sérieusement sur la structure conditionnelle à cette surconsommation destructrice.

Un équilibre doit être trouvé entre l’écologie, le social et l’économique. Ces piliers du développement durable sont probablement la clef du nouvel équilibre social et politique à atteindre pour trouver des solutions aux diverses crises écologiques (et économiques) auxquelles nous faisons face: changements climatiques, disparition des espèces et surpopulation.

Par ailleurs, la nature même de nos valeurs entraîne toujours une plus grande croissance. Par ailleurs, les ressources sur lesquelles sont basées cette croissances ont une finalité (l’eau, le pétrole, les minerais, l’air). Ces ressources ne sont pas inépuisables. Elles sont d’ailleurs très fatiguées, nos ressources. Et leur fragile équilibre est gravement en péril. Donc, exit les solutions à court terme pour palier au bobo. C’est une vision globale qu’il faut avoir, afin d’éviter notre perte.

Il faut prendre les « externalités » en compte: les ressources naturelles doivent entrer dans le compte. Puisque c’est en terme économiques que la socitété évalue les éléments en jeu, devrions-nous mettre un prix (une valeur) à ce que la nature « donne ». Rien n’est gratuit, se plaisait à me répéter ma mère. Dans le monde de demain, cette boutade sera tristement vraie, si nous parvenons à sauver le capitalisme.

Mais est-ce réellement souhaitable? Existe-il d’autres solutions? Un autre système, qui ne serait ni du communisme, ni du socialisme? Ces systèmes politiques ont aussi échoués, là où le capitalisme a partiellement réussi. Selon moi, une partie de la clef provient d’une meilleure communication entre humains, à travers les réseaux, et sans intermédiaires. Comprendre les situations des diverses populations, avec la proximité et l’empathie de l’amitié, peuvent fournir un début de solution.

Le facteur économique est capital, je ne jouerais pas à l’utopiste remplie d’illusion. Mais des armées d’économistes s’entendent maintenant pour dire que le facteur écologique ne peut plus être ignoré. Je suivrai avec intérêt le déroulement des négociations qui débutent aujourd’hui à Copenhague pour la négociation d’un traité sur le climat.

Je vous recommande la lecture du très éclairant Hervé Kempf: Pour sauver la planète, sortez du capitalisme.

Lorsqu’il est bien réalisé, ce procédé de transformation des résidus organiques permet de transformer les déchets en énergie. Hydro-Québec ouvre même la porte aux compagnies qui font de la biométhanisation afin de rachetter l’énergie produite. Une bonne nouvelle en soi. Sauf que les compensations financières offertes par le gouvernement Québécois sont si alléchantes que plusieurs compagnies décident de se lancer dans l’aventure principalement pour des raisons économiques, non par conviction écologique. Ce qui n’est pas une surprise, mais demande un resserement des critères d’attribution des subventions afin de s’assurer de l’efficacité des systèmes, et de la mise en place d’une certification éco-énergétique [je ne sais pas si c’est prévu]. Pour bien faire la biométhanisation, il faut utiliser uniquement des déchets organiques, non pas toutes les poubelles sans tri. C’est bien beau vouloir se lancer dans la biométhanisation, mais encore faut-il le faire correctement afin de protéger la santé publique.

Quelques articles dans Cyberpresse à propos du problème. Car les frères Rémillard (Messieurs V, ex TQS) se mettent le nez dans les poubelles…

Biométhanisation, Un secteur qui s’annonce payant (La Presse Affaire, 27 novembre 2009)

Les Rémillard veulent «électrifier» les déchets,Hélène Baril, La Presse

Aussi article de François Cardinal à propos de Six projets d’usine de compostage sur les rails à Montréal

À propos de la nouvelle politique de gestion des matières résiduelles proposée par la ministre Line Beauchamps (qui parle de la biométhanisation du compost): Réaction du président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, Pierre Bouchard Pierre Bouchard déçu de l’approche de Line Beauchamp